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Weekly Worker Supplément en français 8 mai 2008
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Fighting fund
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À la fin de l’année 2007, Respect - parti populiste de gauche en Angleterre et au Pays de Galles créé par le Socialist Workers Party ( SWP ), l’ancien député travailliste George Galloway et l’activiste musulmane Salma Yaqoob - a scissionné en deux groupes rivaux. Son succès électoral se résuma à faire élire un député au parlement (Galloway), et 18 conseillers municipaux dans le pays, dont Salma Yaqoob.
L’histoire commence en 2003, lors de la déferlante anti-guerre qui submergea la Grande-Bretagne. En février, près de 2 000 000 de personnes prirent part à une énorme manifestation dans Londres, protestant contre l’invasion imminente de l’Irak. L’organisateur de cette manifestation, la Stop the War Coalition (STWC), créée et dirigée par le SWP (organisation politique comptant moins de 5 000 militants), profita de la division au sein de l’establishment britannique sur la question irakienne, et de la sympathie d’une partie des médias pour réussir une telle manifestation. La STWC fut rejoint comme organisateur par l’Association musulmane de Grande Bretagne après que les deux organisations aient décidé d’unir leurs manifestions séparées de moindre importance en 2002.
En février 2003, le SWP faisait partie - comme tous les groupes révolutionnaires principaux ( dont le CPGB ) - de l’Alliance socialiste (SA), qui présenta 98 candidats aux élections générales de juin 2001 en Angleterre et au Pays de Galles. Bien que deux candidats SA dépassèrent le seuil des 5 % ( étant donc remboursés de leurs consignes ), la moyenne générale ne fut qu’ 1,7 %.
Ce fut une grande déception pour le SWP, après son analyse ( correcte ), qui voyait qu’un vide avait été créé sur la gauche du Labour Party après la réussite de Tony Blair pour « moderniser » celui-ci. Blair l’a transformé en un « New Labour », réduisant l’influence des syndicats et des militants de gauche en général. Bien que le Labour reste encore un « parti ouvrier bourgeois », pour reprendre la définition de Lénine, sa composante ouvrière se réduisait en peau de chagrin, et la bourgeoise était en plein essor.
Le SWP et la plupart des autres groupes, pensaient que pour attirer vers eux les milliers de travailleurs dégoûtés par le New Labour, il était nécessaire de mettre en avant les vieilles recettes travaillistes. Bref, les travaillistes devaient être gagné à la SA en tant que travaillistes. Un encouragement à rompre avec le Labour, mais pas avec le travaillisme.
C’était une perspective complètement erronée, que tous les travailleurs ayant une conscience de classe perçurent clairement. Chacun pouvant voir que la SA n’était que la gauche révolutionnaire faisant semblant d’être réformiste ( ce qui n’était déjà pas en soi un exploit ). Au lieu de se revendiquer du marxisme, avec un programme déterminé et clair, le SWP, ainsi que d’autres groupes de gauche, se mirent d’accord sur une « bien meilleure tactique » : mettre de l’eau dans leur programme, dans l’espoir d’obtenir plus de voix.
Ce fut une faillite totale. Pire : la SA, bien que présente lors d’élections, mit entre-temps la clé sous la porte. Ce n’était ni un parti ni une alternative sérieuse pour les travailleurs. Quand la mobilisation grandit autour de la question irakienne, l’alliance fut pratiquement invisible. Le SWP, principale force numérique au sein de celle-ci, mobilisa ses membres pour vendre exclusivement son journal Socialist Worker et faire des adhésions au SWP. Tout cela au détriment de l’alliance.
Le SWP avait déjà pris la décision d’élargir son influence au-delà du projet SA et son opération séduction travailliste. Le problème avec l’Alliance socialiste n’était pas d’avoir mis de l’eau dans son vin concernant le socialisme, mais de ne pas l’avoir fait assez.
Pour le SWP la révolte contre la guerre fut une occasion - pas pour rallier aux idées de la démocratie radicale et du socialisme ouvrier les centaines de milliers de manifestants, mais essayer de les récupérer pour ce qu’ils étaient : juste des libéraux, des pacifistes, des croyants ... opposés à la guerre. Le SWP décida donc de former un nouveau parti ( ou plutôt une « coalition unitaire » ) à partir du mouvement anti-guerre. Une part importante du mouvement était constituée de milliers de musulmans, souvent jeunes, radicalisés par la politique de Bush et de Blair : ce qu’ils considéraient être une attaque et un crime envers leurs frères en Irak.
Il revint à Salma Yaqoob, jeune militante libérale de gauche et musulmane anti-impérialiste, la tâche d’écrire le premier document qui servira plus tard de base lors de la fondation de la « coalition » Respect. Quant à George Galloway, député travailliste, exclu de son propre parti après avoir appelé les soldats britanniques en Irak à refuser d’obéir aux « ordres illégaux », il en deviendra le principal porte-parole médiatique.
Plus tard en 2003, le SWP et ses alliés de l’International Socialist Group ( ISG ), organisation sœur de la LCR au Royaume Uni, remportèrent une majorité confortable, lors de la conférence annuelle de la SA, pour fonder une nouvelle alliance électorale « plus large », réaffirmant qu’elle serait « ouverte, démocratique et bien sûr socialiste ». Néanmoins, dès le lancement de Respect en janvier 2004, oubliant leurs promesses à se battre pour l’adoption d’un projet ouvrier et socialiste, le SWP et l’ISG appelèrent leurs membres et soutiens à faire barrage à tout amendement de gauche, visant à renforcer le document programmatique de Respect, en particulier sur le socialisme et vis-à-vis de la classe ouvrière.
A sa conférence de fondation le 24 janvier 2004, Lindsey German, dirigeante du SWP, introduit le débat : « A ceux qui se poseraient la question, pourquoi le document n’est pas plus socialiste … je répondrai qu’il se fonde sur le mouvement anti-guerre, et qu’il s’adresse aux larges communautés musulmanes, ainsi qu’à la gauche traditionnelle. A l’heure où je vous parle, s’ils avaient voulu rejoindre l’Alliance socialiste, ils l’auraient déjà fait. »
Le CPGB proposa que Respect ss:’engage sur la question de l’abolition de la monarchie constitutionnelle britannique, sur le salaire des élus ne devant pas dépasser l’équivalent d’un salaire de travailleur qualifié, et sur la question de la liberté de mouvement et du maintien des frontières ouvertes. Ces trois points figuraient dans le programme de la SA, même s’ils n’avaient jamais été au centre de la propagande de l’alliance.
« Je ne suis pas monarchiste », déclara Jo Cardwell du SWP, tout en s’opposant au premier amendement. « La plupart d’entre nous sommes des républicains, mais l’inclure dans notre document mettrait en péril la coalition à la base de Respect ». Après tout, selon l’argument avancé, parmi les centaines de milliers de manifestants anti-guerre beaucoup soutiennent la monarchie.
Paul Holborrow ( SWP ) s’opposa à l’amendement sur le salaire de l’élu en argumentant : « Je ne crois pas qu’il se trouve ici présent quiconque qui ne soit pas en accord sur le principe d’un salaire équivalent à celui d’un ouvrier qualifié, mais Respect n’est pas une organisation socialiste. Qu’allons nous donc dire à George Galloway ? Qu’il se contente d’un salaire d’ouvrier ? »
Sur la question du contrôle aux frontières, Elane Hefferman ( SWP ) admit : « Ca me rend triste de voter contre quelque chose que je soutiens. Mais nous devons gagner des voix. Si nous passons cet amendement, on va se retrouver face à des gens qui ne comprendront pas. »
A la fin de la conférence, John Rees, dirigeant du SWP, résuma en ces termes le comportement de son organisation : « Nous avons voté contre des choses auxquelles nous croyons, parce que, et bien que les gens ici présents nous soient chers, ils ne sont pas plus chers que les millions à qui nous voulons nous adresser. Nous voulons atteindre les gens que la politique a mis sur le côté. Nous avons voté pour ce qu’ils veulent. »
Lors des conférences suivantes de Respect, le SWP vota contre d’autres principes « auxquels nous croyons » : le droit du libre choix à l’avortement pour la femme, le principe de la laïcité ( séparation de l’église et de l’état, égalité de traitement pour tous les citoyens - croyants ou non ) et même la propre définition du socialisme défendue par le SWP. Et ce malgré le fait que le mot « socialisme » fasse partie du sigle Respect, qui signifie : Respect, Egalité, Socialisme, Paix, Environnement, Communauté, Trade Unionism ( syndicalisme ).
Le CPGB en tira la conclusion en ces termes : « Respect n’augmentera pas ses résultats électoraux, par rapport à ceux de l’Alliance socialiste, car le socialisme n’a jamais été le problème » ( Weekly Worker 29 janvier 2004 ).
Nous avions tort. Les résultats de Respect furent dans l’ensemble bien meilleurs. Lors des élections générales de mai 2005, George Galloway fut élu député dans la circonscription de Bethnal Green and Bow ( Londres est ), et en mai 2006, Respect remporta 15 sièges municipaux dans l’est londonien et un à Birmingham ( Salma Yaqoob ).
Mais comment furent élus ces candidats et par qui ? Avant l’élection de 2005, Galloway entreprit un voyage au Bangladesh pour s’entretenir avec des politiciens bourgeois bengalis et autres. L’idée était de les gagner à sa cause et qu’ils soutiennent sa candidature. Pendant ce temps, le SWP pris contact avec les mosquées et les communautés musulmanes de Londres et de Birmingham.
Galloway se déclara sans honte comme étant « le candidat musulman ». Il est lui-même catholique romain, et son matériel électoral souligne assez bien ses convictions religieuses. Il insista pour que certains aspects de la politique de Respect, qu’il déclara ( correctement ) ne pas vraiment aller de pair avec ceux de la mosquée, soient retirés du manifeste électoral. Le SWP, la mort dans l’âme, accepta de retirer toute référence aux droits des homosexuels, et le libre choix à l’avortement pour la femme fut réduit en un simple « libre choix de la femme » ambigu. Après l’épisode en France, de l’interdiction du port du voile à l’école, cela aurait pu être compris, par exemple, comme le droit pour une femme musulmane à choisir le port du voile.
Lors du succès aux élections locales de l’année suivante, la même chose se produisit. Tous les nouveaux conseillers élus sur une liste Respect furent, sans exception, d’origine musulmane, et élus en grande partie par le soutien des musulmanes. Quant au SWP, il présenta quelques uns de ces dirigeants dans les circonscriptions de l’est londonien, y compris John Rees, mais tous furent battus de peu.
La majorité des élus n’étaient en rien des socialistes ( même si deux d’entre eux rejoignirent le SWP ). Plusieurs étaient de bons chefs d’entreprise, connus comme « dirigeants de communauté », pour utiliser un euphémisme ; qui utilisèrent leurs réseaux patriarcaux pour engranger des voix. Le SWP espérait ainsi que cela lui permettrait d’entrer dans des conseils municipaux, mais ce fut très vite l’inverse qui se produisit. Le SWP fut rapidement mis en minorité dans le district londonien de Tower Hamlets, là où Respect avec ses 12 conseillers était devenu l’opposition officielle au New Labour. Il devint vite évident qu’aucun camarade du SWP ne serait jamais capable de postuler à une candidature ou à une position importante du côté de Tower Hamlets.
C’est ce qui s’appelle l’échec du SWP dans le succès de Respect. Travailler pour faire élire un groupe d’entrepreneurs ne fut qu’une perte de temps et beaucoup d’efforts pour rien de la part de socialistes travaillant d’arrache pieds, surtout quand ils se retrouvent mis en minorité par des réseaux patriarcaux.
Telle était la situation dans l’est londonien, Birmingham et quelques autres circonscriptions. Dans le reste du pays, où n’existent pas de grandes concentrations de population d’origine musulmane, les résultats de Respect ne furent guère meilleurs que ceux de l’Alliance socialiste par le passé. Une minorité de sections fut active, dirigée par une poignée de camarades - essentiellement composée de militants de plus en plus frustrés non encartés dans le SWP, qui pensaient encore ( ou espéraient ) que Respect pouvait encore se construire comme alternative de gauche ; et quelques cadres du SWP envoyés sur le terrain par « le parti » ou ceux qui devenaient « Respectistes ».
Beaucoup de militants du SWP n’approuvèrent pas la ligne de leur parti et ne s’y impliquèrent pas vraiment. Mais il est aussi indéniablement vrai que la principale raison de cet échec vient du simple fait que le SWP, principale force organisée à l’intérieur de Respect, l’utilisa comme elle utilisa la SA : c’est-à-dire comme un simple front électoral. Entre élections il n’était pas facile de croiser un stand de Respect, mais le Socialist Worker était toujours vendu tous les samedis devant les centres commerciaux.
Il ne pouvait pas être autrement quand le SWP refusa de faire ce qui a fait la section écossaise du Militant Labour - elle s’est dissous pour mettre toutes ses forces dans le SSP, le Parti socialiste écossais (le succès du SSP fut la raison de l’inexistence de l’Alliance socialiste ou de Respect en Ecosse). Dans un sens, il était un peu débile de ne pas suivre l’exemple du Scottish Militant Labour - après tout, si le seul type de formation de gauche capable d’avoir un impact dans les circonstances présentes était une sorte de « large parti » comme Respect, alors il devenait évident et nécessaire de s’impliquer à fond et de travailler exclusivement à la construction d’une telle formation. A la place, le SWP a préféré courir deux lièvres à la fois ; et sans aucun doute c’est le SWP lui-même, non pas Respect, qui a attiré la plupart de ses ressources - en temps, en forces militantes et en argent.
En août 2007, les problèmes s’aggravèrent lorsque George Galloway envoya une lettre très critique aux membres du conseil national de Respect. Le nombre d’adhérents déclinait rapidement … officiellement, seulement 2160 en 2006, contre 3040 en 2005 ( une perte de près de 30% ). De plus, « Des régions entières sont complètement inactives, et aucune de nos activités dans le pays ne sont relayées par notre média … Ce qui nous laisse avec juste un noyau d’activistes prenant tout sur soi, sans réel soutien du centre national, provoquant l’épuisement et l’affaiblissement de notre travail. » De plus, la collecte de fonds « est pratiquement inexistante … nous ne nous sortons pas de notre crise financière. »
La réponse de Galloway était d’essayer de contourner la léthargie du SWP ( les camarades de celui-ci dirigeaient le siège national de Respect, John Rees étant le secrétaire national ), en nommant un nouveau responsable à l’organisation dépendant d’un comité chapeauté par Galloway en personne. Au lieu de répondre calmement et de façon mesurée, le SWP, selon les dires de Galloway, lui déclara « la guerre nucléaire ». La direction du SWP accusa Galloway d’opérer un virage à droite, et de lancer une « chasse aux sorcières » contre des socialistes. Elle commença aussi à reprendre certaines critiques faites sur sa gauche, y compris celles du Weekly Worker : des régions de Respect sont sous le contrôle de « dirigeants communautaires » et de « chefs d’entreprise ». Galloway ne rend de comptes à personne, et est loin d’agir comme « une tribune du peuple », tout en étant un des députés les mieux payés.
Les évènements s’aggravèrent rapidement avant la conférence annuelle de novembre 2007. Le conseil national étant divisé. D’un côté, le SWP ; de l’autre … pratiquement tout le reste. Chaque tendance essaya de s’arroger la majorité des délégués par des manœuvres bureaucratiques, la bataille la plus animée se déroulant à Tower Hamlets, qui sur le papier, en nombre d’adhérents, représentaient près d’un quart des délégués à la conférence. Chaque camp proclama sa liste de délégués victorieuse.
Galloway et ses soutiens accusèrent le SWP de coups bas, via son contrôle sur le comité préparatoire à la conférence, et exigea que les « délégués » étudiants de Respect soient désavoués comme non élus. Par une manœuvre, le SWP décida trois semaines avant la conférence de provoquer la scission. Les deux conseillers de Tower Hamlets qui étaient membres du SWP, avec l’appui de deux autres, déclarèrent lors d’une conférence de presse, en présence de John Rees, qu’ils avaient renoncé à suivre la discipline du chef de file, le conseiller Abjol Miah, responsable de l’aile « chefs d’entreprise » de Respect Tower Hamlets. Ils annoncèrent la formation d’un groupe indépendant de conseillers Respect. ( Ironie du sort : quelques semaines plus tard, un de ces conseillers de « gauche » démissionna du SWP et de Respect et annonça son ralliement au Parti conservateur ! ).
Cette fois, c’en était trop pour le camp de Galloway. Pour eux, la conférence à venir était truquée d’avance et non légitime. Ils appelèrent donc à une autre « conférence » le même jour ( en fait un simple rassemblement ).
Nous avons donc maintenant deux Respects. Le SWP contrôle le site internet d’origine. Galloway, quant à lui, a fait changer les serrures du siège national, et ses militants l’occupent. La version Galloway, connue sous le nom « Respect Renewal », est aussi propriétaire du titre Respect - ce qui signifie que le SWP ne peut pas se présenter aux élections sous ce sigle.
Il est clair que le SWP a provoqué cette scission pour tuer Respect. Néanmoins, il ne pouvait pas juste liquider sa version et laisser la voie libre pour Galloway. Alors le SWP continuait de prétendre que le « véritable » Respect faisait encore de grandes avancées et qu’il avait une bonne chance pour que sa dirigeante Lindsey German soit élue à l’assemblée de la ville de Londres, lors de l’élection du 1er mai.
Mais il y avait deux problèmes majeurs : primo, comme j’ai dit, le SWP ne pouvait plus utiliser le sigle, car il est enregistré par Linda Smith, responsable légal de Respect, qui a rejoint la scission Galloway. Il s’est donc trouvé un nom : la Left List
( Liste de Gauche ), se prétendant d’une « affinité » d’avec les communistes officiels du Parti de la Gauche Européenne, et le Parti de Gauche en Allemagne. Secundo, la grande majorité des voix de la communauté bengali qui avait failli faire élire German il y a quatre ans, ne lui est plus acquise.
Le résultat n’a pas fait l’ombre d’un doute. La Left List a reçu 0,92 % du vote à Londres, alors que le parti s’appelant « Respect ( George Galloway ) » obtient 2,43 %. Le total des deux listes ( 3,35 % ), est bien plus mauvais que les 4,57 % obtenus ensemble en 2004. Encore plus significatif, les 0,92 % de la Left List est bien en dessous des 1,63 % obtenus par l’Alliance socialiste en 2000.
Où cela a-t-il mené le SWP ? L’épisode Respect est un désastre. L’organisation a perdu plusieurs centaines de ses militants, et plus important, pratiquement tous ses alliés. Il a abandonné principe après principe, pour ce qu’il croyait être un gain à court terme, pour finir en pire état qu’avant.